[Newsletter HSC] N°37 - Septembre 2007

Newsletter d'information de HSC newsletter at hsc-news.com
Mar 4 Sep 14:00:40 CEST 2007


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              HSC Newsletter  --  N°037 --  septembre 2007
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 "L'école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une
 personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste." 
  
                                        [Albert Einstein] 



--[ Sommaire ]----------------------------------------------------------

      1. Nouveauté : formation "Conduite pratique des Tests d'Intrusion"
      2. Formations ISO 27001 à Bruxelles et Rennes
      3. Prochaines formations HSC
      4. Agenda des interventions publiques
      5. HSC à Infosecurity France 2007
      6. Appel à communication conférence "SMSI et normes ISO 27001"
      7. Club 27001
      8. Nouveautés du web HSC
      9. Veille en vulnérabilités HSC
     10. La conférence Blackhat 2007 - L. Nyffenegger & J. Poggi
     11. La sécurité "au jour d'aujourd'hui" - S. Milani          
              L'âge d'or des Tests d'Intrusion externes est-il de retour ?
     12. La sécurité "au jour d'aujourd'hui" - R. Marichez
              Une rentrée bien remplie pour la messagerie électronique




--[ 1. Formation "Conduite pratique des Tests d'Intrusion" ]------------


	 HSC lance en janvier 2008 une formation de 5 jours, assortie de travaux
 pratiques, enseignant la méthodologie et les techniques les plus efficaces
 pour réaliser un test d'intrusion.

 Certains clients furent surpris quand, en 1995, HSC a proposé pour la 
 première fois d'évaluer de manière réaliste la sécurité de leurs 
 systèmes informatiques par une approche intrusive. Aujourd'hui, 
 l'intérêt des tests d'intrusion n'est plus à démontrer :
 - Ils permettent de découvrir des vulnérabilités majeures (et parfois 
   triviales à exploiter) que les scanners de vulnérabilités ne voient pas 
   toujours.
 - Ils montrent comment un attaquant peut progresser au sein du réseau 
   cible, en tirant parti de vulnérabilités dans des systèmes peu protégés 
   pour compromettre par rebond des systèmes critiques.
 - Par rapport à un audit de configuration, ils mettent plus facilement 
   l'accent sur les vulnérabilités réellement exploitables par les attaquants.
 - Ils sont le moyen le plus convaincant de mettre la sécurité d'un 
   système informatique "à l'épreuve des faits" et permettent d'obtenir 
   des résultats auxquels les directions générales sont sensibles.
 - Enfin, ils permettent de répondre aux exigences de nombreuses normes 
   qui recommandent ou imposent d'en réaliser régulièrement (par exemple
   les chapitres A.15.2.2 et A.12.6.1 de la norme ISO 27001 ou le 
   standard PCI de Visa).

    La formation proposée par HSC permet à chaque stagiaire d'apprendre et 
 de mettre en pratique les techniques d'intrusion les plus récentes sur 
 les principales technologies du marché (systèmes d'exploitation, bases 
 de données, applications Web, etc.). La formation se veut pragmatique : 
 chaque stagiaire dispose d'un ordinateur pour réaliser les travaux 
 pratiques utilisant les techniques enseignées sur des plates-formes de 
 tests du laboratoire HSC.

 Cette formation s'adresse :
 - aux experts en sécurité, consultants ou auditeurs internes dont le 
   rôle est de vérifier la sécurité des systèmes informatiques ;
 - aux administrateurs systèmes ou réseaux, chefs de projets, ou 
   responsables sécurité voulant mieux comprendre les techniques des 
   attaquants pour ainsi mieux sécuriser leurs systèmes.

 La première session aura lieu à Paris du 21 au 25 janvier 2008.

 Pour tout renseignement contactez Lynda Benchikh
 formations at hsc.fr  --  +33 141 409 704



--[ 2. Formations ISO 27001 à Bruxelles et Rennes ]---------------------

     Profitez et faites profiter des premières formations HSC à Bruxelles
 et Rennes. Il est toujours beaucoup moins coûteux d'assister à des
 formations dans sa ville. Ces formations se déroulent dans un hôtel du
 centre ville, facilement accessible. Elles sont sanctionnées par une
 certification reconnue dans le monde entier, délivrée par LSTI, organisme
 de certification accrédité par le COFRAC.

 - Bruxelles
        ISO 27001 Lead Implementer    ........    : 1 au 5 octobre
        ou Responsable d'implémentation ISO 27001

 - Rennes
        ISO 27001 Lead Auditor    ............    : 26 au 30 novembre
        ou Responsable d'audit ISO 27001

 Les tarifs sont identiques à ceux de Paris et toutes les réductions, pour
 le suivi de plusieurs formations ou l'inscription de plusieurs participants,
 s'appliquent à ces formations.

 Pour tout renseignement contactez Lynda Benchikh
 formations at hsc.fr  --  +33 141 409 704



--[ 3. Prochaines formations HSC ]--------------------------------------

     Des places sont disponibles sur les modules suivants :

 - Paris
        Sécurité Internet/Intranet    ........    : 13 et 14 septembre
        ISO 27001 Lead Auditor    ............    : 17 au 21 septembre
        Sécurité des réseaux et des transmissions : 24 au 26 septembre
        Sécurité des serveurs et applications web : 27 et 28 septembre
        Sécurité Unix et Linux    ............    : 1 et 2 octobre
        Sécurité Windows    ..................    : 3 et 4 octobre
        Sécurité des réseaux sans fil    .....    : 5 octobre
        DNS    ...............................    : 8 octobre
        Postfix   ............................    : 9 octobre
        Lutte contre le spam    ..............    : 10 octobre
        ISO 27001 Lead Auditor    ............    : 15 au 19 octobre
            Session accessible aux qualiticiens
        Responsable d'implémentation ISO 27001    : 22 au 26 octobre
        ISO 27001 Lead Auditor    ............    : 5 au 9 novembre
        Réalisation pratique des Tests d'Intrusion: 21 au 25 janvier 2008

 - Bruxelles
        Responsable d'implémentation ISO 27001    : 1 au 5 octobre

 - Genève
        Sécurité des réseaux sans fil    .....    : 15 novembre
        Sécurité de la VoIP    ...............    : 29 novembre
        
 - Luxembourg
        ISO 27001 Lead Auditor    ............    : 24 au 28 septembre
        Responsable d'implémentation ISO 27001    : 12 au 16 novembre

 - Lyon
        ISO 27001 Lead Auditor    ............    : 3 au 7 décembre

 - Rennes
        ISO 27001 Lead Auditor    ............    : 26 au 30 novembre

 - Toulouse
        ISO 27001 Lead Auditor    ............    : 4 au 8 février 2008
 
        
 Pour tout renseignement contactez Lynda Benchikh
 formations at hsc.fr  --  +33 141 409 704

 Pour les formations à Luxembourg contactez Christian Schiltz :
 seminars at pt-consulting.lu  --  +352 621 266 286  --  Fax : +352 40 24 34
 http://www.ptc.lu/

 Pour les formations à Genève contactez Aurélie Pernet :
 sales at idsa.ch  --  +41 22 879 8550  --  Fax : + 41 22 793 8632
 http://www.idsa.ch/

 Rappel : pour 4 jours de formation consécutifs commandés
 simultanément par la même personne, le 5ème jour est offert (sauf
 formations certifiantes).

 Retrouvez le détail de nos formations (plan pédagogique, agenda) ainsi que
 notre catalogue  sur http://www.hsc.fr/services/formations/index.html.fr



--[ 4. Agenda des interventions publiques ]-----------------------------

 - 11 septembre 2007 : OSSIR - Paris
   "Compte-rendu des conférences Blackhat et Defcon 2007"
   Louis Nyffenegger et Jérôme Poggi
   http://www.ossir.org/

 - 20 septembre 2007 : Club 27001 - Paris
   "Présentation du brouillon de norme ISO 27005 sur l'appréciation des
   risques" - Hervé Schauer
   http://www.club-27001.fr/reunions.html

 - 28 septembre 2007 : Groupe Clusir-Est - Strasbourg
   "Sécurité des bases de données" - Louis Nyffenegger
   http://www.clusir-est.fr/

 - 11 octobre 2007 : Les Assises de la sécurité 2007 - Monaco
   Remise du second prix de l'Innovation par Hervé Schauer à Livo
   Technologies - Hervé Schauer
   http://www.lesassisesdelasecurite.com/

 - 12 octobre 2007 à 16h15 : Les Assises de la sécurité 2007 - Monaco
   Animation de l'atelier du Club 27001 - Hervé Schauer et Mauro Israel
   http://www.lesassisesdelasecurite.com/

 - 2 novembre 2007 : VoIP state of the art : technical, economic & legal
   issues organisé par le centre ISIS (Interdisciplinary Studies in
   Information Security) de l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de
   Lausanne) en collaboration avec le réseau de compétences de l'HES-SO,
   (Hautes Ecoles Spécialisées de la Suisse Occidentale) - Lausanne,
   Suisse
   "VoIP : révolution ou dévolution ?" - Hervé Schauer
   http://ic.epfl.ch/page62546-en.html

 - 8 novembre 2007 : Conférence Droit de l'informatique et des nouvelles
   technologies par le cabinet Alain Bensoussan Avocats, organisé par
   Publi-News - Paris
   "Management de la sécurité" - Hervé Schauer
   http://lien.dolist.net/id.asp?l=56226-5008136-70393-807-0

 - 21 novembre 2007 : Tutoriel organisé dans le cadre d'Infosecurity
   France 2007 par Reed Exhibition - CNIT, Paris La Défense
   "Sécurité de la voix sur IP" - Guillaume Lehembre et Olivier Dembour
   http://www.hsc.fr/conferences/reed2007_securite_voip.html.fr

 - 21 novembre 2007 : Conférence "SMSI et normes ISO 27001" organisée dans
   le cadre d'Infosecurity France 2007 par le Club 27001
   Animation par Hervé Schauer et Eric Doyen

 - 22 novembre 2007 : Tutoriel organisé dans le cadre d'Infosecurity
   France 2007 par Reed Exhibition - CNIT, Paris La Défense
   "Sécurité des Webservices" - Louis Nyffenegger
   http://www.hsc.fr/conferences/reed2007_securite_webservices.html.fr

 Retrouvez l'agenda de nos interventions publiques sur
 http://www.hsc.fr/conferences/agenda.html.fr



--[ 5. HSC à Infosecurity France 2007 ]--------------------------------

 HSC sera présent pour la seconde fois à Infosecurity France 2007 au 
 CNIT Paris La Défense sur son stand E.3 (anciennement le Salon de la 
 Sécurité Informatique, cf. http://www.infosecurity.com.fr/).
  
 - Un consultant HSC et le responsable commercial étudieront vos projets.
 - Profitez d'une offre exclusive salon : réduction de 10% sur le 
   catalogue 2007 des formations commandées sur place.
 - Un tirage au sort permettra aux professionnels de la SSI de
   gagner des lots exceptionnels.

 Comme chaque année, HSC propose 2 tutoriels en exclusivité :

     -> "Sécurité de la Voix sur IP" le 21 novembre
        http://www.hsc.fr/conferences/reed2007_securite_voip.html
        Ce tutoriel d'une journée présentera les aspects sécurité des
        différents protocoles sans revenir sur les bases protocolaires. 
        Il abordera les risques de certains softphones très répandus. 
        De bonnes pratiques en vigueur seront détaillées afin d'implémenter 
        des architectures sécurisées, des attaques VoIP pratiques et 
        réalisables seront décrites tout comme les moyens de s'en protéger. 
        Ces exemples d'attaques s'appuieront sur l'expérience de tests 
        d'intrusion effectués par HSC.

     -> "Sécurité des Webservices" le 22 novembre
        http://www.hsc.fr/conferences/reed2007_securite_webservices.html
        Exceptionnel ! Comprenez de manière exhaustive et concrète les
        mécanismes qui sont derrière "SOA" ou webservices, et leurs
        implications pour la sécurité. Le sujet sera traité de manière
        indépendante des fournisseurs, en détaillant les technologies
        une par une avec des exemples et des démonstrations.

 Organisateur : Reed Exhibitions
 Prix pour chaque tutoriel : 650 euros HT
 Contact pour vous inscrire : Sandrine.Jean at reedexpo.fr
 Tél : +33 (0)147 566 545  --  Fax : +33 (0)147 566 547
   
   

--[ 6. Appel à communication conférence "SMSI et normes ISO 27001" ]----

     Dans le cadre d'Infosecurity France (http://www.infosecurity.com.fr/)
 à Paris-la-Défense, le Club 27001 (http://www.club-27001.fr/) organise
 le 21 novembre 2007 sa première conférence annuelle autour des normes
 ISO 27001.

 Voici les thèmes sur lesquels nous attendons des propositions, sans que
 ceux-ci ne soient exhaustifs :
  - Retours d'expérience dans l'utilisation des normes
     . Mise en oeuvre d'une des normes
     . Usage sans certification
     . Organisations certifiées
     . Retours d'expérience à l'étranger
  - Mise en oeuvre d'un SMSI
     . ISO 27003, reprise de l'existant
     . Comment engager la direction générale
     . Mise en place d'audits internes
  - Liens entre ISO 27001 et d'autres normes, référentiels ou règlements :
    ISO 20000-1 / ITIL, BS25599, CobiT, SoX, Bâle II, LSF, RGE de la DGME, etc
     . Mutualisation, opposition, complémentarité, déclencheur, ...
  - Appréciation des risques pour un SMSI
     . ISO 27005
     . Place des méthodologies existantes (EBIOS, Mehari, Octave, ...)
     . Implication des métiers
     . Calcul du risque
  - Construction d'indicateurs ou de métriques pour un SMSI
     . ISO 27004
     . Liens avec d'autres référentiels
  - Audits de SMSI
     . Expérience d'auditeurs et d'audités
  - Applications sectorielles : 
    ISO 27011 (Telecommunications), ISO 27799 (Santé), ...
     . Utilité et usage du référentiel appliqué à un métier
  - Formation et certifications individuelles
     . Comment et pourquoi se former aux SMSI ?

     Les propositions doivent faire part d'un retour d'expérience pratique
 et ne doivent pas être la présentation d'une offre de service, d'un
 produit ou plus généralement d'une solution commerciale. Le comité de
 programme sera sensible à l'aspect pratique des propositions. La durée
 des interventions sera de 30 à 45 minutes.

 Contenu des soumissions à envoyer à conference at club-27001.fr :
    - Nom de l'auteur, biographie et affiliation
    - Synopsis d'une page de l'intervention avec un plan de celle-ci

 Calendrier 
    - 7 septembre 2007 : date limite de réception des soumissions
    - 21 septembre 2007 : notification aux auteurs
    - 6 octobre 2007 : publication du programme
    - 16 novembre 2007 : réception des présentations
    - 21 novembre 2007 : conférence

 Le comité de programme est composé des membres suivants du Club 27001 :

  - Nicolas Andreu, Devoteam
  - Gérôme Billois, Solucom
  - Yann Bourja, Atos Origin
  - Eric Doyen, Crédit Immobilier
  - Stéphane Geyres, Ernst & Young
  - Mauro Israel, Consultant
  - Thierry Jardin, Unilog Management
  - Jean-François Louapre, AG2R
  - Anne Mur, Edelweb/On'X
  - Dominique Pourcellié, CNAM-TS
  - Charles-Alexandre Sabourdin , Fontaine Consultants
  - Hervé Schauer, HSC

     Pour en savoir plus, consultez www.club-27001.fr



--[ 7. Club 27001 ]----------------------------------------------------

     La prochaine réunion du Club 27001 à Paris sera le jeudi 20 septembre
 2007 à 14h00, chez Solucom. Le programme est le suivant :
     - "Dérivatifs de la méthode EBIOS pour l'élaboration de politiques
       sectorielles de sécurité, dans le cadre de la mise en oeuvre d'un
       SMSI" par Francois Zamora, Orange-France Telecom
     - "Présentation du brouillon de norme ISO 27005 sur l'appréciation
       des risques" par Hervé Schauer, HSC

     Entrée libre avec inscription préalable obligatoire en envoyant un
 message à reunion at club-27001.fr pour pouvoir participer à cette
 réunion.

     La réunion suivante sera remplacée par la conférence organisée par
 le Club 27001 du mercredi 21 novembre 2007 à Paris dans le cadre du
 salon Infosecurity France. Réservez votre date.

     Pour toutes les informations, lieux de réunion, programmes détaillés,
 consultez http://www.club-27001.fr/ .



--[ 8. Nouveautés du web HSC ]-----------------------------------------

 - Article "Évolution des attaques de type Cross Site Request Forgery"
   par Louis Nyffenegger et Renaud Feil
   http://www.hsc.fr/ressources/articles/sstic07_csrf/index.html.fr

 - Article "À l'insu de mon plein gré" Louis Nyffenegger
   http://www.hsc.fr/ressources/articles/hakin9_edito_CSRF/index.html.fr

 - Article "La gestion de risque pour la série de normes ISO 2700x"
   par Hervé Schauer
   http://www.hsc.fr/ressources/articles/risque_iso2700x/index.html.fr

 - Ouvrage "Wireless Networking Wi-Fi and WiMAX", ISBN 81-314-0821-3, chapitre
   Wi-Fi security WEP, WPA and WPA2, ISBN 81-314-0821-3 - Guillaume Lehembre
   http://www.hsc.fr/presse/publications.html.fr#ouvrages



--[ 9. Veille en vulnérabilités HSC ]-----------------------------------

 1301  09-08-2007  Multiples vulnérabilités sur les équipements VoIP de
                   Cisco
 1302  09-08-2007  Multiples vulnérabilités CISCO IPv6, NHRP et SCP
 1303  10-08-2007  Exécution de code arbitraire a distance sur HP
                   OpenView
 1304  13-08-2007  Multiples vulnérabilités locales avec élévation de
                   privilège dans plusieurs commandes AIX 5
 1306  16-08-2007  Multiples vulnérabilités dans Microsoft Windows
 1305  13-08-2007  Vulnérabilités avec possibilité de compromission
                   distante dans les anti-virus Symantec
 1307  16-08-2007  Vulnérabilités dans le client Cisco VPN
 1308  20-08-2007  Multiples vulnérabilités dans IBM DB2
 1309  21-08-2007  Débordement de pile dans EMC Legato Networker



--[ 10. La conférence Blackhat 2007 - L. Nyffenegger & J.Poggi ]--------


     Comme chaque année, la grand-messe de la sécurité informatique a eu 
 lieu à Las Vegas : Blackhat USA 2007. La semaine a commencé par les 
 "Trainings" (sessions de formation) et a été suivie des "Briefings" 
 (conférences). Cette année pas moins de 8 présentations étaient réalisées 
 simultanément dans les grandes salles de bal de l'hôtel Caesar Palace. 

     La première journée a débuté dans la salle "Kernel Down", par la 
 présentation sur l'exploitation de la vulnérabilité IPv6-OpenBSD
 d'Alfredo Ortega (Core Security). Cette vulnérabilité a été le théâtre d'une 
 houleuse suite de messages entre Core Security et l'équipe d'OpenBSD sur 
 la possibilité d'exploitation de ce problème. En effet, l'équipe 
 d'OpenBSD avait tout d'abord déclaré cette vulnérabilité comme un simple 
 déni de service, permettant de générer une boucle infinie du noyau et a 
 pendant longtemps refusé de reconnaître la moindre possibilité 
 d'exploitation. Après avoir expliqué comment rentrer dans la partie de
 code vulnérable en envoyant des paquets ICMPv6, Alfredo Ortega a expliqué
 comment il était possible d'exploiter cette faille. Tout l'attrait de
 cette conférence portait en effet sur comment, malgré toutes les
 protections présentes sur OpenBSD, les développeurs de Core Impact ont
 réussi à prendre la main sur le système. Leur exploitation consiste 
 en la modification d'un appel système, afin de rechercher un processus 
 ayant des droits d'administration (root). Le code d'exploitation "s'insère" 
 ensuite dans ce processsus afin de prendre le contrôle de la machine. 
 Cette conférence s'est clôturée sur un effet d'annonce sur la possibilité 
 d'une troisième vulnérabilité exploitable sur le système OpenBSD, toujours 
 sur la partie IPv6 du noyau, au niveau du traitement des en-têtes de 
 routage ("routing-headers"). L'équipe de Core Security continue à
 travailler sur l'exploitation de cette vulnérabilité.

     Une des premières présentations de la journée était celle de David
 Litchfield (NGS Software) et auteur du site http://www.databasesecurity.com/
 Il a rappelé que l'étude après incident des bases données ne dispose pas
 d'outil d'analyse même pas pour les logiciels Oracle. Ceux-ci sont
 périodiquement ciblés par des correctifs de sécurité couvrant souvent 
 plus de 50 failles mais dans le monde de la production, les instances
 Oracle ne sont que trop peu souvent mises à jours. Il existe donc une
 multitude de possibilités de compromettre une base Oracle. Il est donc
 nécessaire de connaître parfaitement les possibilité de journalisation 
 et quels sont les fichiers, zones mémoire et structures disque où retrouver 
 de l'information. Tout cela a été détaillé lors de cette conférence, et D.
 Litchfield a annoncé la prochaine sortie de F.E.D.S (Forensic Examiners
 Database Scalpel) un outil d'aide à la recherche d'information après
 incident.

      Kevvie Fowler, d'Emergis, à lui aussi présenté l'analyse post-incident,
 mais sur les bases Microsoft SQL Server. Les mêmes conclusions en sont
 ressorties que lors de la conférence de D. Litchfield : peu d'outils,
 complexité des structures, informations réparties dans plusieurs fichiers,
 journaux, et surtout les informations les plus intéressantes sont uniquement
 présentes en mémoire. Il faut donc avoir une copie de la mémoire avant l'arrêt
 du serveur. De plus il a insisté sur le fait qu'une analyse de la donnée 
 morte est énormément moins productive que sur un système vivant.

     Dans leur conférence "Hacking Intranet Websites from the outside", 
 Jeremiah Grossman et Robert Hansen ont réalisé un rappel sur toutes les 
 attaques réalisables grâce à un navigateur à l'insu de l'utilisateur : 
 Cross Site Request Forgeries, Scan de port, récupération de l'historique,
 en donnant à chaque fois des exemples d'exploitation avec ou sans Javascript, 
 montrant ainsi que la désactivation du Javascript n'est pas suffisante comme 
 méthode de prévention.

     Durant sa conférence sur la sécurité des webservices (déjà réalisée 
 à Syscan), Brad Hill (iSEC Partners) a rappelé que la complexité est 
 bien trop souvent l'ennemie de la sécurité et ainsi que WS-security 
 présente, de par sa complexité, des vulnérabilités comme il a pu en 
 publier récemment sur les implémentations de Sun. Il a rappelé que dans 
 la plupart des cas l'utilisation de SSL suffit à sécuriser un webservice 
 et permet de moins exposer celui-ci à Internet : dans le cas de 
 WS-security, le service sera toujours accessible par des clients non 
 authentifiés et l'authentification ne se fera qu'au moment de la 
 réception du message, alors qu'avec une authentification SSL client, un 
 client non authentifié n'aura aucune information sur le service.

     Ensuite, HD Moore et Valsmith ont réalisé une présentation sur un 
 retour d'expérience de leurs tests d'intrusion avec pour principal objectif 
 de montrer que la plupart du temps, il n'est pas nécessaire d'exploiter une
 vulnérabilité pour prendre la main sur le système. Ainsi, après quelques
 présentations sur des problèmes que l'on retrouve souvent lors de tests
 d'intrusion, ils ont montré comment voler les empreintes d'un utilisateur 
 sans aucune vulnérabilité mais uniquement en faisant une attaque du singe 
 intercepteur ("Man-in-the-Middle") grâce à la création d'un relais ("proxy") 
 WPAD. Malheureusement, aucune information n'a été révélée sur les futures 
 possibilités de l'outil Metasploit.

     Une conférence très attendue était "IsGameOver(), anyone ?" réalisée 
 par Joanna Rutkowska et Alexander Tereshkin. Cette présentation a été 
 découpée en deux parties, une sur la possibilité ou non de charger des 
 modules malveillants dans le noyau Vista et l'autre sur le fameux "rootkit"
 qui avait fait sensation l'an dernier : BluePill. L'année passé, une 
 méthode avait été présentée, permettant de charger un pilote de périphérique
 ("driver") non-signé en utilisant l'écriture des pages sur les disques dans
 Vista 64 bits, par l'intermédiaire du fichier d'échange. Cependant cette
 vulnérabilité a depuis été corrigée par Microsoft. La question était donc,
 est-il toujours possible d'insérer un module malveillant dans le noyau
 Vista ? La réponse est oui. Joanna a ainsi présenté deux méthodes pour
 charger un tel module, tout d'abord par l'utilisation de pilotes
 vulnérables : deux pilotes vulnérables (ATI et NVIDIA) ont pu être utilisés
 pour charger un troisième module ; le "shellcode" utilisé pour exploiter
 la vulnérabilité embarque alors un chargeur de pilotes, ce qui permet de
 facilement charger d'autres modules sans pour autant que celui-ci soit
 signé. Bien sûr, si l'un de ces pilotes n'est pas présent, il est toujours
 possible de l'installer (car ce pilote-là est signé) et de l'exploiter
 ensuite pour charger le code d'exploitation ("rootkit"). La deuxième
 technique de chargement consiste juste à utiliser la voie légale, avoir
 la possibilité de signer un pilote ne requiert en effet que quelques
 télécopies et $250. Ainsi, la compagnie de Joanna (Invisible Things Labs)
 a pu acheter un de ces certificats sans aucune vérification. Une personne
 malveillante pourra ainsi, pour $250 uniquement, installer des "rootkits"
 noyau.
      La deuxième partie de la présentation portait sur la détection de
 BluePill. En effet, le grand thème de conférence du moment est comment
 détecter simplement BluePill, le fameux rootkit utilisant la virtualisation
 matérielle. Après avoir démonté la quasi-totalité des techniques 
 (différences de temps, taux d'erreurs dans le cache, utilisation d'un 
 serveur NTP externe, ...), Joanna a avoué que la technique présentée par 
 Barbosa à Syscan 2007 (2 semaines auparavant) permettait ("pour le moment", 
 elle recherche encore une solution) de détecter ce rootkit sur des
 processeurs multi-core. Ainsi, en lançant plusieurs processus simultanément
 et en utilisant plusieurs techniques permettant de mettre en avant des
 différences de temps entre un processus subissant l'effet de l'hyperviseur
 (le rootkit) et un processus ne subissant pas cet effet, il est possible
 de détecter un système "Bluepillé" d'un système sain.

      iSEC Partners à présenté une bonne conférence sur les vulnérabilités 
 des outils d'analyse post-incident tels que SleuthKit et Encase (de la 
 société Guidance). Leur travail a été de tester la robustesse de ces deux 
 produits en utilisant des fuzzers. Leurs recherches ont démontré que ces 
 deux produits (les plus utilisés) souffraient de failles pouvant 
 compromettre le poste de l'enquêteur, cacher des informations, et 
 corrompre l'analyse. iSEC Partners a proposé des correctifs pour SleuthKit 
 (actuellement présents dans la version 2.09). En revanche, pour Encase, cela
 a été plus difficile, d'autant plus que la société Guidance a réfuté 
 certaines des failles. Mais le plus important à été la démonstration que la
 fonctionnalité d'étude à distance du produit EEE (Encase Enterprise Edition)
 ne pouvait pas garantir avec certitude que les données analysées étaient les
 bonnes et pas celles d'un autre système mis pour tromper l'expert.
 Cette conférence a été assez humoristique, car lors de cette présentation,
 nous avons pu observer les enquêteurs utilisant EEE s'agiter et réaliser la
 portée de ces révélations.

      La conférence sur l'exploitation des signaux RDS, un peu dans l'esprit
 "Old-school hacking", réalisée par Andrea Barisani et Daniele Bianco a 
 permis de mettre en avant les lacunes en terme de sécurité de ce système.
 Ils ont réussi à injecter des données erronées dans les signaux RDS
 et ainsi faire afficher des informations à un système de navigation ou
 modifier l'itinéraire fourni par celui-ci. Ce type de falsification peut
 d'ailleurs affecter un grand nombre de systèmes grâce à une antenne, d'un
 diamètre de deux mètres, ramenée expressément d'Italie (le "Sterilizer").
 

      Scott Tender a réalisé une intervention sur la recherche de 
 vulnérabilités, en particulier dans les applications Web, après avoir 
 montré que même la plus petite application présente trop de branchements
 ("if... else"), rendant la couverture de tous les cas impossible. Il a 
 alors montré comment il est possible d'appliquer des algorithmes 
 génétiques pour choisir quels tests doivent être réalisés afin de trouver
 le plus rapidement possible des vulnérabilités et ce en évitant les faux
 positifs.  Le principal problème est ensuite d'automatiser la détection
 de la vulnérabilité : pour cela, leur technique consiste à rechercher 
 des messages d'erreur ou à comparer le résultat d'une requête classique
 et d'une requête avec l'exploitation testée. Une technique très 
 prometteuse même si l'absence d'implémentation laisse un peu sur sa faim.


     Les Fuzzers étaient particulièrement à l'honneur cette année entre 
 utilisateurs et détracteurs.
 Pedram Amini et Aaron Portnoy ont présenté leur Framework de fuzz Sulley,
 développé en Python. La principale limitation d'un Fuzzer est le manque 
 de possibilité de gérer des états et de retrouver comment une suite 
 d'événements permet de trouver une vulnérabilité ; Sulley permet de gérer
 ce type de scénario.
 Un avantage aussi est l'automatisation de la gestion d'une machine
 virtuelle : Sulley permet de relancer automatiquement une machine virtuelle
 grâce à l'utilisation de l'API VMware. Un outil très prometteur qui permet
 à ses auteurs de partir en week-end en découvrant des vulnérabilités.

     Comme beaucoup l'on écrit cette nouvelle édition de BlackHat a un
 peu déçu par le manque de nouveautés et par certaines "célébrités" qui
 réutilisent trop souvent les mêmes présentations. Cependant, des conférences
 comme celle de Joanna Rutkowska ne sont réalisées qu'à BlackHat et d'autres
 sont d'une telle qualité que BlackHat reste une référence dans le monde
 de la sécurité.


    
--[ 11. La sécurité "au jour d'aujourd'hui" - Stéphane Milani ]---------

 L'âge d'or des Tests d'Intrusion externes est-il de retour ?


     Un test d'intrusion externe (TI) [1], c'est-à-dire depuis Internet,
 est une prestation technique entièrement réalisée depuis l'extérieur
 du réseau et visant à simuler une situation réelle d'attaque. Le but
 étant de compromettre, depuis l'extérieur, la sécurité d'un système 
 d'information, aux moyens d'une "intelligence humaine", ou plus
 rarement mettre en situation une équipe d'exploitation pour tester
 ses réactions.

     Les tests réalisés par HSC sont entièrement manuels et se déroulent 
 de la façon suivante :
     - recherche d'informations ;
     - identification des machines et des services ;
     - vérification des autorisations reçues du client ;
     - recherche de vulnérabilités ;
     - exploitation de failles applicatives ;
     - compromission d'une machine et attaque par rebond.

     Alors qu'il était coutume de dire que la majorité des vulnérabilités
 découvertes et exploitées étaient passées du niveau système au niveau
 applicatif (XSS, injections SQL, etc.), HSC constate depuis 1 an le
 retour d'erreurs de configurations et de la possibilité d'obtenir des
 shells sur ces machines, ceci pouvant résulter au "rootage" complet 
 des machines (prise de contrôle avec des droits d'administration).

     Loin de l'exploitation de 0-days, qui ne sont pas utilisés lors 
 d'un TI, la compromission des machines est possible simplement du fait 
 d'erreurs de configuration et par manque de certaines règles de base 
 nécessaires à l'administration de tels systèmes. Les erreurs les plus 
 courantes étant : des systèmes pas à jour, des possibilités de parcours 
 de l'arborescence (directory transversal), des interfaces de configuration 
 accessibles depuis Internet, des logins et mots de passe par défaut, 
 du WebDAV sans authentification, des relais HTTP en entrée (relais 
 inverses) mal configurés, des possibilités de dupliquer les bases de 
 données, etc.

     Des méthodologies et des modèles conceptuels ouverts, tels que 
 ceux de l'ISSAF, de l'OSSTMM, de l'OWASP, de VulnerabilityAssessment,
 ou privés, permettent une bonne base de départ pour un TI mais les
 résultats ne doivent pas s'arrêter là. Fournir un simple tableau de
 résultats est insuffisant et correspond finalement à un test de
 vulnérabilités et non à un TI qui illustre réellement l'imagination
 d'un utilisateur malveillant et son degré de malignité. Un attaquant
 désirant réellement s'introduire dans un Système d'Information (SI)
 profitera d'un ensemble d'erreurs qui, mis dans un ordre précis,
 constituera son ou ses scénarios d'attaque. La compromission d'un SI
 depuis l'extérieur est rarement le fait d'une seule erreur de
 configuration ou d'une seule vulnérabilité mais d'un tout qui regroupé
 et assemblé dans un ordre précis permettra l'intrusion. Un TI se doit
 donc d'illustrer le ou les différents scénarios possibles d'attaques
 (TIMTOWTDI) et même si la méthodologie reste sensiblement la même,
 la découverte des failles et leurs éventuelles exploitations restent 
 des cas uniques qui ne sont pas automatisables.

     Les conséquences d'une compromission pour un hébergeur mutualisé, 
 par exemple, s'imposent d'elles-mêmes mais cela pousse à aller plus 
 loin et à s'interroger sur les conséquences d'une attaque réussie sur 
 un réseau de contrôle industriel de type SCADA.

     Les systèmes de supervision, de contrôle et d'acquisition des 
 données (SCADA - Supervisory Control and Data Acquisition) ont
 récemment été rendus à nouveau populaires auprès du grand public par 
 un "blockbuster" américain, 4ème du nom et où le héros se bat contre 
 des terroristes informatiques attaquant les différentes infrastructures
 essentielles d'un pays. Ce film fait dans le grand spectacle mais fait
 finalement prendre conscience des risques d'interdépendances entre les
 réseaux et du "tout IP". Les secteurs névralgiques de ces infrastructures
 que sont les transports, les systèmes de distribution de l'énergie
 électrique, les réseaux de stockage et de distribution de l'eau, les
 services d'égouts, le transport du gaz naturel, etc. expriment la
 nécessité pour un pays de veiller à leur sécurité et de les protéger.
 Ces attaques sont certes très sophistiquées à réaliser depuis l'extérieur
 mais nul n'est à l'abri d'une erreur de configuration ou d'une
 vulnérabilité non corrigée et permettant à un attaquant d'avoir accès
 au réseau interne et d'atteindre ensuite le réseau des systèmes de
 contrôles (HMI, bases de données, contrôleurs, etc.).

     Les USA prennent notamment en compte ces risques très aux sérieux 
 et ont créé, via le DHS (Department of Homeland Security), le programme
 CSSP (Control Systems Security Program) afin de protéger les systèmes
 de contrôle dans les infrastructures critiques de leur pays :
 http://www.us-cert.gov/control_systems/
 Le MS-ISAC (Multi-State Information Sharing and Analysis Center) fournit
 également des mécanismes pour élever le niveau de sécurité de ces
 infrastructures : http://www.msisac.org/scada/

     Afin d'évaluer la sécurité de leurs produits/matériels, les fabricants
 de systèmes SCADA peuvent utiliser des "fuzzers" SCADA, du type "Sulley
 Fuzzer", afin de trouver de nouvelles vulnérabilités. Les utilisateurs
 peuvent rechercher des vulnérabilités publiques, via des plugins Nessus
 par exemple, sur les protocoles Modbus, DNP3, OPC et ICCP :
 http://www.digitalbond.com/index.php/2006/12/12/scada-plugins-for-nessus-are-released/

     Ces différents protocoles pouvant fonctionner au-dessus de TCP/IP, 
 les équipes de sécurité informatiques doivent donc travailler de concert 
 avec les équipes sécurité des systèmes de contrôles afin de sécuriser les
 réseaux SCADA et déployer une architecture correcte permettant de se
 prémunir des attaques. De manière générale, les mêmes règles de sécurité
 que les réseaux d'entreprise doivent être appliquées sur les réseaux des
 systèmes de contrôles. L'institut SANS fournit notamment des modèles
 qui peuvent être une bonne base de départ pour l'application de 
 politiques de sécurité sur ces réseaux :
 http://www.sans.org/resources/policies/

     Les points les plus importants à prendre en compte, au niveau du 
 réseau des systèmes de contrôle, étant certainement les suivants : les 
 accès des fournisseurs, les RTU (Remote Terminal Unit), les connexions 
 depuis le réseau d'entreprise, une segmentation du réseau, plusieurs DMZ, 
 des règles de pare-feu entre les segments réseaux qui soient correctement 
 configurées y compris pour le trafic sortant.

     Le but ici, dans ce contexte de FUD, n'est pas de crier au loup mais
 de sensibiliser à nouveau et de considérer ces risques avec sérieux.

     Ce petit exposé se termine par une citation qui est issue de "L'Art 
 de la guerre" de Sun Tzu et qui se prête très bien aux TI :
 "Se rendre invincible dépend de soi, rendre à coup sûr l'ennemi 
  vulnérable dépend de lui-même."

 [1] http://www.hsc.fr/services/ti.html



--[ 12. La sécurité "au jour d'aujourd'hui" - Raphaël Marichez]---------

 Une rentrée bien remplie pour la messagerie électronique


    Plus que jamais, cette rentrée 2007 est l'occasion de passer des heures 
 à dépiler sa boîte aux lettres électronique. Et plus que jamais, la rentrée
 2007 nous invite à redécouvrir la touche "indésirable" pour de nombreux
 messages.

    Comme chaque été, les veilleurs en vulnérabilités s'attendaient à une
 recrudescence du nombre de vers et de chevaux de Troie. L'été est en effet la
 période propice au déploiement des derniers vers et chevaux de Troie. Vacances
 de tous y compris des administrateurs systèmes, les mises à jour de sécurité
 et les tests de mise en production sont repoussés, voire inexistants... Avec
 pour juillet et août, 22 avis de sécurité HSC touchant les produits des
 abonnés au service de veille, l'été 2007 n'a pourtant rien eu d'exceptionnel.

    Las, les spammeurs ont bien compris la stratégie de leurs confrères. Les
 solutions anti-spam nécessitant une remise en cause perpétuelle, l'été 2007
 leur est est apparu comme une aubaine. Et, il faut bien l'admettre, les
 spammeurs ont admirablement transformé l'essai. Du jamais vu de mémoire de
 relais de messagerie. Les efforts conjugués des éditeurs de vers et des
 spammeurs ont fait du dégât. En trois mois, les tentatives d'envois de mail
 ont triplé voire quadruplé (voir les statistiques [1] d'un serveur de trafic
 moyen d'environ 30.000 mails acceptés par jour - qui montre ici l'efficacité
 de son greylisting conditionnel).

    Ces trois derniers mois ont également vu apparaître les dernières
 innovations. Après l'arrivée massive de pièces jointes applicatives (RTF,
 PDF, PDF déguisés en FDF : PDF avec des formulaires modifiables, classeurs
 Excel, documents Word, documents compressés...), les spammeurs semblent
 avoir dégainé l'artillerie lourde en août, en coopération avec les éditeurs
 de chevaux de Troie. En réalité il s'agit simplement d'analyse de marché.
 Plus besoin de vulnérabilité logicielle. Grâce au nombre d'internautes et de
 spams, c'est la vulnérabilité humaine qui est visée.  Un clic sur un lien
 malveillant sur 1 million de spams envoyés et le contrat est rempli : vous
 remettez les clés de votre poste de travail à l'un des réseaux mondiaux
 collaboratifs (botnets).

    Dans vos boîtes aux lettres, dès la rentrée, l'hameçonnage (phishing)
 contre le site monster.com a connu une arrivée très remarquée par la
 critique littéraire, avec des conséquences graves sur la confidentialité des
 données personnelles. De quoi faire réfléchir avant de laisser ses
 coordonnées sur les sites de mises en relations. Les cartes postales
 virtuelles ("e-cards", "greetings cards") vous redirigent dorénavant vers
 l'installation d'un exécutable, mais on regrette un manque d'action et
 d'effets spéciaux. L'invitation à se connecter à un compte sécurisé alléchant
 n'a eu qu'un succès d'estime : l'intrigue était certainement trop complexe. La
 palme d'or de l'ingénierie sociale récompensera vraisemblablement le choix de
 la simplicité : le spam ultracourt proposant de découvrir la dernière vidéo
 YouTube à la mode est bluffant. Bien sûr, pas de vidéo, mais le débit montant
 de la connexion réseau de la victime risque d'être rapidement saturé. Le seul
 regret, comme toujours, est l'absence d'intérêt des auteurs pour le public
 francophone.

    Le contenu des spams n'est pourtant pas révolutionnaire : le succès
 provient de la technique de propagation. On parle désormais de "storm worm".
 Ce n'est pas le ver des sables qui déclenche les tempêtes de Dune, mais
 bien le ver informatique qui se réplique à grande vitesse. Les adresses
 utilisées évoluent : du listage d'un carnet d'adresses récupéré sur un poste
 infecté, on passe à la tentative par force brute. Le temps n'est plus un
 problème lorsque l'on dispose d'une force de frappe moderne. Ce choix
 aveugle de la cible s'accompagne d'un effet secondaire : là où les
 internautes français recevaient majoritairement du spam francophone, les
 spammeurs inondent aujourd'hui n'importe quel pays. L'accalmie
 franco-française de ce début 2007 (visible sur le graphe [1] de janvier à
 mai, mais non détectée par les spécialistes américains ou britanniques comme
 Sophos), grâce au blocage en sortie du port SMTP chez Free et Wanadoo,
 n'aura été que de courte durée.

    Un beau lundi matin, nous découvrons plusieurs nouveaux amis qui veulent
 tous nous faire découvrir une vidéo de YouTube ou qui nous font l'honneur de
 partager leurs souvenirs de vacances via une carte postale virtuelle. Oh,
 les techniques de lutte n'ont pas à évoluer : que les spams soient image,
 PDF, ou carte postale, les bases d'empreintes se révèlent toujours
 efficaces... pourvu qu'elles soient à jour. Et c'est là le hic. Les
 alarmistes qui ont crié au loup lors de l'arrivée des spams PDF n'ont pas de
 raison de s'arrêter. La solution est davantage pragmatique mais demande
 de nouvelles procédures : mettre à jour ses anti-spams régulièrement.

    Le filtre anti-spam faisait déjà partie intégrante du système
 d'information. De plus en plus, il deviendra un élément actif au même titre
 que l'anti-virus ou le contrôleur de domaine : mal configuré, il diminuera
 l'efficacité de l'entreprise, parfois sans même que les utilisateurs n'en
 aient conscience. Laissé à l'abandon, il s'avèrera inutile sous une échéance
 de quelques mois voire de quelques semaines. Où l'on découvre que le moteur
 d'anti-virus ClamAV peut aussi servir à filtrer des hameçonnages (phishing)
 ou des spams PDF... [2] Mais la décision de modifier le pouvoir filtrant
 d'un élément sensible du S.I. n'est pas à prendre à la légère. Pour les
 quelques mails dangereux qui traverseront immanquablement le filtre et qui
 exploiteront les faiblesses humaines, la formation et la sensibilisation
 deviennent indispensables.

    Que nous réserve cette rentrée ? Certainement de nombreux et désagréables
 effets secondaires dus à la panique des services informatiques. Les filtrages
 vont évoluer dans de nombreuses directions à la fois pendant quelques
 semaines, et sans nul doute certains généreront des faux positifs en nombre
 (blocage des PDF ou des messages contenant des logos d'entreprise...).  Des
 solutions magiques (mécanismes de challenge-response le plus souvent) sont
 régulièrement proposées mais auraient des effets désastreux à grande échelle.
 S'il y a une chose à faire dans ces conditions, c'est bien de ne pas
 réinventer la roue : d'autres personnes plus chevronnées se sont certainement
 déjà posé les mêmes questions. La difficulté majeure réside dans la
 définition du spam et du non-spam : seul l'utilisateur est compétent pour
 juger de ce qui est un spam, aussi chaque organisation aura besoin d'un
 réglage qui lui est spécifique. Et si vous semblez être à l'abri des spams,
 demandez-vous si vous recevez bien tous les messages de vos partenaires...

    Depuis ses débuts, HSC apporte sa contribution à la lutte anti-spam. La
 formation technique Postfix HSC [3] étoffe sa partie anti-spam dès la
 session d'octobre 2007, en montrant les différentes techniques qui se
 cachent derrière chaque appellation, leur intégration à Postfix, leurs
 avan tages, inconvénients, et leur efficacité d'après le retour d'expérience
 HSC.

 [1] http://www.hsc.fr/~marichez/mail.php.png

 [2] http://sanesecurity.blogspot.com/

 [3] http://www.hsc.fr/services/formations/postfix.html.fr





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